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Alors que les hôtels haut de gamme se multiplient en France, L’Express s’est intéressé à la sécurité dans ce type d’établissement. Les vols commis ces derniers mois à Cannes n’inquiètent pas les spécialistes.

bristol

Les derniers mois n’ont pas été de tout repos dans l’hôtellerie française. A Cannes, on peut même parler de série noire. Le 17 mai, des bijoux Chopard, d’une valeur d’un million de dollars (plus de 738 000 euros) disparaissent du coffre-fort d’un Novotel. Le 28 juillet, c’est au tour du prestigieux Carlton, sur la Croisette, d’être victime d’un vol, vite qualifié de « casse du siècle » : soixante-douze pièces de joaillerie dérobées par un homme armé. Montant du butin : 103 millions d’euros. Un record.

A l’heure où l’hôtellerie de luxe est en plein renouveau – à Paris, le Ritz, le Crillon et le Plaza procèdent à des travaux de rénovation – la question de la sécurité est cruciale. Le luxe attire les convoitises, et les établissements haut de gamme (treize palaces et 253 cinq étoiles en France) sont des cibles tentantes.

En remontant le temps, il apparaît que la sécurisation dans l’hôtellerie a pris un tournant décisif en 1983, à la suite d’un fait divers tragique survenu en Avignon. Le 5 août de cette année-là des braqueurs pénètrent dans le Sofitel. Mauvaise préparation ou coup de folie, ils tuent sept personnes. Pour les professionnels du secteur, des changements s’imposent. Dans les années suivantes, les cartes magnétiques remplacent peu à peu les clés métalliques, les coffres forts deviennent individuels afin de répartir les biens de valeur, des caméras sont installées…

Trente ans plus tard, l’objectif, n’a pas changé : rassurer la clientèle. « Quand un client entre dans un hôtel il doit en ressortir dans le même état, si ce n’est mieux, qu’il y est entré, il doit se sentir chez lui », confie René-Georges Querry, un ancien policier de haut rang qui fut un temps directeur de la sécurité du groupe Accor (3500 hôtels à travers le monde). « Garantir la sécurité est notre priorité numéro un », confirme Matthieu Bourdon, directeur technique du Bristol. Il est vrai que ce palace du VIIIe arrondissement de Paris est installé entre l’Elysée et… le ministère de l’Intérieur.

Une attention de tous les instants

À la différence de l’affaire du Sofitel d’Avignon, les vols commis à Cannes n’ont pas soulevé une vague d’inquiétude. Laurent Duc, président de la branche hôtellerie de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), justifie ce calme par la « rareté » de ce genre d’événement. Rats d’hôtels et braqueurs constituent aujourd’hui des menaces minimes à ses yeux. Les responsables du Carlton, à Cannes, ne partagent peut-être pas tout à fait cette analyse, mais, sollicités par L’Express, ils ne souhaitent pas s’exprimer. De son côté, René-Georges Querry assure lui aussi que « le risque d’avoir un problème grave est proche de zéro, à condition de prendre les mesures qui s’imposent. » Du strict point de vue technique, la marge de manœuvre est limitée. Il est impossible (…)

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