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Constitutionnelle, la réforme du système de santé américain continue de se faire des ennemis. Des voix s’élèvent à son encontre. Pourtant, ceux qui aujourd’hui s’insurgent contre son adoption ont un jour tout mis en œuvre, et avec succès, pour l’adopter de leur côté.

La Cour Suprême des Etats-Unis a dit « oui ». La réforme du système de santé voulue par Barack Obama, popularisée sous l’appellation « Obamacare », et adoptée depuis 2010, est conforme à la Constitution. D’ici à 2014, tous les Américains devront se doter d’une assurance maladie, sous peine de sanctions financières. Une victoire politique pour l’actuel président. Ses opposants républicains, Mitt Romney en tête, exhortaient depuis le début de la campagne, les institutions à se prononcer sur son inconstitutionnalité. Pris à revers, leur argumentaire est à revoir à quelques mois du scrutin.

Mais les détracteurs restent nombreux et le candidat républicain l’a promis : s’il est élu, il abrogera cette loi. Une déclaration qui porte à confusion dans la mesure où son mandat de gouverneur du Massachusetts avait été marqué par une réforme quasi-identique à celle menée par Barack Obama. Un facteur que les électeurs devront prendre en compte le 6 novembre prochain, au moment de trancher, entre autres, en faveur ou défaveur de la réforme du système de santé. Le risque étant que certaines promesses électorales ne soient pas tenues, ou ne le soient qu’en partie ; impossibles à mettre en œuvre sans se voir opposer des propres contradictions.

 

De l’autre côté de l’Atlantique, en France, le nouveau président de la République, François Hollande, avait promis le changement à maxima, et ne le met en pratique qu’à minima. L’augmentation du nombre de fonctionnaires ne concernent finalement qu’une poignée de corps ; le SMIC n’a augmenté que de 2% loin des espérances des syndicats qui avaient pourtant appelé à voter pour l’ancien candidat socialiste ; le retour de la retraite à 60 ans se fait toujours attendre ; la diminution des coûts et dépenses imputables au gouvernement a été rayée de la carte par l’augmentation du nombre de ministres, et certains d’entre eux marchent dans les pas d’une droite qu’ils ont longtemps décriée.

D’un côté ou de l’autre du monde, les campagnes électorales sont des instants propices à une opposition totale, incontrôlée, voire démesurée. La mise en œuvre des propositions qui en ressortent en sont l’exact opposé : partielles, contrôlées, voire minutieusement mesurées.

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